Inside SIAL Canada 2026 : stimuler l’innovation alimentaire grâce aux connexions et à la collaboration
Le RCIA a eu l’honneur de croquer à pleines dents dans SIAL Canada 2026 à Montréal 🍎 — en échangeant avec des partenaires, des membres et des leaders de l’industrie qui façonnent l’avenir de l’innovation alimentaire au Canada et ailleurs. Le RCIA était représenté sur place par sa cheffe de la direction, @Dana McCauley et @Julie Daigle , directrice régionale de l’innovation (Québec), qui ont échangé avec l’écosystème tout au long de l’événement. Leur présence témoignait de l’engagement continu du RCIA à renforcer l’écosystème canadien de l’innovation alimentaire et à soutenir les entreprises à fort potentiel en technologies alimentaires. Les participants pouvaient aussi rencontrer Julie à titre d’experte Foodtech Focus au SIAL Canada Expert Hub, où elle a échangé directement avec des innovateurs et partagé ses enseignements avec la communauté. Dana est également montée sur scène dans le cadre du programme Dairy Talks, où elle a contribué à une discussion tournée vers l’avenir sur l’innovation comme moteur de leadership de marché dans le secteur laitier canadien. Sa séance a exploré le passage du développement progressif de produits à une mentalité d’innovation plus large — en mettant en lumière les ingrédients de prochaine génération, les formats laitiers à valeur ajoutée, les nouvelles stratégies de mise en marché, ainsi que le rôle des technologies de l’industrie 4.0, comme l’IA, la robotique, l’automatisation et les chaînes d’approvisionnement numériques, dans le renforcement de la productivité et de la compétitivité mondiale. Un moment marquant de la semaine a été la participation du RCIA à la 7e édition du concours Startup Pitch Competition, tenue le 30 avril sur la scène Food & Bev Connect. Julie Daigle y a participé à titre de présidente du jury des technologies alimentaires, aux côtés d’un panel d’experts de l’industrie chargé d’évaluer des entrepreneurs prometteurs du Startup Village. Au-delà du concours, la scène Startup Pitch a servi de plateforme stratégique pour mettre en relation des entrepreneurs avec des acheteurs, des investisseurs et des décideurs clés de l’écosystème agroalimentaire. Un moment particulièrement fort pour la communauté du RCIA a été la reconnaissance de Maia Farms, membre du RCIA et bénéficiaire de financement, qui a remporté le prix Or du concours de technologies alimentaires 🍄🏆 La présence du RCIA à SIAL Canada a mis en évidence l’élan du secteur canadien de l’innovation alimentaire et la valeur de réunir l’écosystème afin d’accélérer le passage des idées, du concept à la commercialisation. 📖 Découvrez d’autres moments de SIAL Canada 2026 Revivez les histoires, les innovations et les moments clés captés tout au long du salon dans le SIAL Canada Daily officiel : SIAL Canada Daily – 2026 Edition
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Cinq ans du RCIA : une lettre au réseau
Il y a trente ans, je travaillais comme cheffe dans la cuisine de l’un des meilleurs restaurants du Canada, côte à côte avec des personnes qui accordaient avant tout de l’importance à l’expérience sensorielle des aliments. Notre environnement technologique était presque entièrement analogique et, pour être honnête, nous ne réfléchissions pas beaucoup à notre système de commande ni à notre façon de gérer les stocks. Mon parcours s’est élargi au fil du temps : j’ai aussi occupé des postes où j’ai élaboré des recettes à Canadian Living et écrit sur les tendances alimentaires; bâti des stratégies et des produits d’innovation pour des marques nationales; fondé un incubateur d’entreprises; et dirigé un bureau de création d’entreprises dans une prestigieuse université canadienne. L’alimentation a toujours été le fil conducteur, et la technologie a toujours été présente, mais dans la plupart des entreprises axées sur l’alimentation pour lesquelles j’ai travaillé, on la tenait pour acquise; c’étaient la créativité et le travail acharné qui faisaient avancer les entreprises. Même si les personnes brillantes aux grandes idées sont essentielles au succès des entreprises alimentaires, cela ne suffit pas pour être concurrentiel dans le monde d’aujourd’hui. Les anciennes façons d’exploiter les restaurants, les laboratoires d’innovation et les entreprises de transformation des aliments et des boissons ne peuvent pas soutenir la concurrence internationale ni absorber les chocs commerciaux devenus courants dans l’histoire récente. C’est pourquoi j’ai le sentiment que le RCIA est exactement l’endroit où je dois être aujourd’hui, et c’est pourquoi nous accueillons des dizaines de nouveaux membres chaque semaine. Lorsque le RCIA a été créé en 2021, son mandat était volontairement vaste : catalyser l’innovation alimentaire canadienne grâce au financement, bâtir une communauté et relier un écosystème qui fonctionnait en silos depuis des décennies. Les programmes de financement ont rapidement pris forme. Depuis 2022, nous avons accordé 23,3 millions de dollars à 133 projets dans le cadre de six programmes. Pour chaque dollar investi par le RCIA, nos membres ont engagé 7,65 dollars de leur propre capital dans l’innovation. Ce ratio de levier de près de 8 pour 1 a permis de débloquer plus de 140 millions de dollars en dépenses du secteur privé consacrées à la R-D et aux infrastructures de capital. L’autre volet du travail était plus difficile à définir. Que signifient concrètement « bâtir une communauté » et « relier un écosystème » pour un secteur qui réunit des jeunes entreprises, des transformateurs, des chercheurs, des investisseurs, des décideurs publics et des exploitants répartis dans ce vaste pays? Cette question n’avait pas de réponse toute faite. Par conséquent, favoriser et servir ce réseau a été — et demeure — un exercice d’innovation en soi : quelque chose de nouveau à bâtir, puis à mettre à l’essai, à ajuster et à améliorer sans cesse. Je suis immensément fière de ce que nous avons bâti jusqu’à maintenant. Une équipe de directeurs régionaux de l’innovation qui ont soutenu plus de 2 200 organisations, en facilitant les mises en relation qui sont devenues des partenariats commerciaux, des investissements stratégiques, des embauches de leaders et des collaborations de recherche. Une plateforme numérique, YODL, qui relie le secteur alimentaire canadien au-delà des silos de l’industrie et qui contribue à surmonter les barrières interprovinciales. La première analyse exhaustive de la foodtech canadienne. Un réseau de 8 500 membres provenant de toutes les provinces, de chaque segment de la chaîne de valeur alimentaire et de chaque stade de développement d’entreprise. Au cours d’une semaine donnée, notre communauté discute, dans un même espace, de sujets allant de la conception de bioréacteurs pour la fermentation de précision et des montages financiers aux règlements sur l’étiquetage des emballages alimentaires et aux stratégies d’exportation. Les membres bénéficient d’outils et de ressources conçus spécialement pour eux — comme notre Funding Finder, qui regroupe les occasions de financement pour les aliments et les boissons partout au pays, ainsi qu’une bibliothèque croissante de recherches et d’analyses sectorielles originales — en plus d’un accès direct à nos directeurs régionaux de l’innovation. Le Canada compte de solides bailleurs de fonds régionaux, accélérateurs, associations commerciales et bureaux de transfert technologique, chacun accomplissant un travail nécessaire dans son créneau. Ce qui manquait au secteur, c’était un lieu où les conversations, les outils et les liens se retrouvaient tous en même temps — où l’éventail des problèmes et l’éventail des capacités étaient suffisamment denses pour que les bonnes solutions puissent émerger. C’est ce que le RCIA a bâti. Cette base est importante, car les cinq prochaines années seront encore plus dynamiques — et souvent plus exigeantes — que les cinq dernières. Pour suivre le rythme et prospérer dans un monde de plus en plus volatil, le secteur alimentaire canadien doit se moderniser plus rapidement et de manière plus stratégique que jamais. Les perturbations commerciales transforment profondément les chaînes d’approvisionnement. Les contraintes de main-d’œuvre aggravent un écart de productivité qui se creusait bien avant que les tarifs douaniers fassent la une. Les pressions climatiques s’intensifient. Alimentation 4.0 — un secteur alimentaire axé sur la technologie, plus collaboratif, productif, résilient et concurrentiel — est le cadre vers lequel le RCIA travaille, et l’urgence d’y parvenir augmente de trimestre en trimestre. Je suis convaincue que nous sommes à la hauteur de la tâche. Il y a cinq ans, l’écosystème canadien de l’innovation alimentaire était fragmenté, sous-exploité et souvent invisible aux yeux des investisseurs, des exploitants, des décideurs publics et des médias qui devaient le voir. Ce n’est plus le cas. La capacité de répondre aux défis à venir est bien présente. Elle ne réside pas dans un seul programme ou une seule politique, mais dans l’ampleur de ce réseau — les fondateurs, les transformateurs, les chercheurs et les investisseurs qui ont soif d’innover et de bâtir un meilleur secteur alimentaire canadien. Mon propre parcours varié dans le secteur alimentaire m’a appris qu’aucun rôle, à lui seul, ne m’a jamais permis d’en voir le portrait complet. Il m’a fallu travailler dans des cuisines, des laboratoires, des salles de rédaction, des conseils d’administration et des jeunes entreprises pour comprendre comment l’innovation circule réellement dans cette industrie — et où elle se bloque. Le RCIA a été bâti sur cette même constatation. Un secteur aussi complexe, confronté à des défis aussi urgents, a besoin de plus que du financement, des conseils ou des liens pris isolément. Il a besoin de tout cela dans la même salle. C’est ce que nous avons passé cinq ans à bâtir, et je parie que les cinq prochaines années en démontreront la valeur à une échelle qu’aucun de nous ne peut encore imaginer. Merci d’en faire partie. Dana McCauley, PDG, Réseau canadien d’innovation en alimentation
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Comment la C.-B. devient un carrefour national des technologies alimentaires
Note de la rédaction : Cet article a été publié à l’origine dans le Vancouver Tech Journal le 13 mars 2026 La province compte une industrie de la transformation alimentaire diversifiée, des installations de recherche de calibre mondial et un solide bassin de talents technologiques — tout ce dont un écosystème de technologies alimentaires a besoin pour prospérer. Les technologies alimentaires regroupent les logiciels, l’automatisation et la science appliquée qui soutiennent la transformation, la fabrication, l’emballage, la distribution et la vente des aliments. Le secteur qui les sous-tend est immense — la transformation des aliments et des boissons à elle seule est le plus grand sous-secteur manufacturier du Canada, devant l’automobile et l’aérospatiale. C’est un marché important, et en Colombie-Britannique, il connaît une croissance rapide. Pourtant, si vous travaillez dans l’écosystème technologique plus large de la province, vous ne le savez peut-être même pas. Les technologies alimentaires n’ont pas toujours attiré la même attention que des secteurs comme les technologies propres ou les logiciels-services d’entreprise, malgré un marché comparable par son envergure et sa complexité — et où la demande pour de nouvelles technologies s’accélère rapidement. Ce que la C.-B. apporte à la table Le secteur de la transformation alimentaire de la C.-B. est substantiel — plus de 3 200 entreprises produisent chaque année environ 12,6 G$ en produits à valeur ajoutée. Il est aussi considéré comme une priorité stratégique. La province a financé un réseau de carrefours partagés de transformation alimentaire, l’Université de la Colombie-Britannique vient d’ouvrir un Centre d’innovation des aliments et des boissons doté de laboratoires de production à l’échelle pilote auxquels les transformateurs et les entreprises en démarrage devaient auparavant accéder à l’extérieur de la province, et le BC Centre for Agritech Innovation de l’Université Simon Fraser collabore directement avec les PME à des projets de R-D à coûts partagés. Parallèlement, une grande partie de ce dont l’industrie alimentaire a besoin est déjà en cours de développement en C.-B. pour d’autres secteurs technologiques florissants. L’automatisation des procédés, la gestion de l’énergie, les logiciels de chaîne d’approvisionnement, les systèmes de salubrité et de traçabilité, le contrôle qualité fondé sur les données — ce sont des enjeux de technologies propres et de logiciels appliqués aux planchers de production et aux réseaux de distribution. Les talents, la base de recherche et l’infrastructure commerciale nécessaires pour soutenir un véritable pôle de technologies alimentaires sont tous déjà présents. Un secteur technologique différent Les technologies alimentaires ne fonctionnent pas comme les logiciels-services d’entreprise ou les technologies grand public. Les transformateurs et les fabricants adoptent les innovations lentement et prudemment, parce qu’un échec coûte cher au-delà des pertes de revenus — un problème de salubrité alimentaire, une intégration de ligne ratée, un enjeu réglementaire. Les cycles de vente se mesurent en trimestres. La communauté d’investisseurs qui comprend le secteur alimentaire est restreinte et spécialisée. Et les réseaux propres à l’industrie passent par les associations sectorielles, les relations d’approvisionnement existantes et les événements spécialisés, bien loin des circuits habituels de la communauté technologique. Cela ne veut pas dire que les technologies alimentaires sont fermées. Cela signifie que si vous voulez y entrer — comme fondateur, investisseur, développeur ou partenaire potentiel — vous avez besoin d’un accès aux conversations, aux occasions d’affaires et aux connaissances opérationnelles qui ne circulent pas dans les canaux habituels. Le Réseau canadien d’innovation alimentaire Le Réseau canadien d’innovation alimentaire (RCIA) est un organisme national sans but lucratif, créé en 2021, qui agit comme infrastructure opérationnelle du secteur canadien des technologies alimentaires. Le RCIA administre des programmes de financement à coûts partagés qui aident les entreprises à réduire les risques liés à la R-D et à transférer les technologies vers des environnements commerciaux. Depuis son lancement, l’organisation a accordé plus de 22 M$ à 122 projets canadiens de technologies alimentaires, auxquels s’ajoutent 25 M$ en co-investissements de l’industrie. Ces entreprises financées ont généré 90 M$ en retombées économiques, créé plus de 355 emplois et stages coopératifs, et attiré plus de 82 M$ en investissements subséquents. Les plus de 8 000 membres du réseau comprennent des transformateurs alimentaires, des entreprises technologiques, des fournisseurs d’ingrédients, des détaillants, des chercheurs et des investisseurs — tous connectés par YODL, la plateforme des membres du RCIA, et appuyés par des directeurs régionaux de l’innovation présents partout au pays, qui travaillent directement avec les membres pour faciliter les présentations, orienter les entreprises vers le financement et connecter les technologies émergentes aux transformateurs et aux acheteurs qui en ont besoin. Le RCIA produit également les analyses les plus détaillées du secteur. Le rapport Foodtech in Canada 2025 Ecosystem Report a cartographié les flux d’investissement, cerné les forces du secteur et donné aux entreprises comme aux investisseurs un portrait plus clair du marché canadien des technologies alimentaires. Il y a aussi Foodtech Frontier, le programme annuel du RCIA qui repère les entreprises canadiennes de technologies alimentaires au plus fort potentiel. La première cohorte de 35 lauréats comprenait huit entreprises de la C.-B. Pour les investisseurs, il s’agit d’un flux d’occasions sélectionnées et validées dans un secteur où le repérage est autrement difficile. Pour les entreprises, c’est une visibilité nationale structurée. Branchez-vous à l’écosystème canadien des technologies alimentaires Si vous travaillez dans les technologies ou l’investissement et que le secteur alimentaire vous intrigue, l’adhésion gratuite au RCIA est le meilleur point de départ. Les membres ont accès à des programmes de financement, à des renseignements sectoriels, à une communauté nationale d’innovation et à des membres de l’équipe régionale qui connaissent bien le paysage de la C.-B.
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En 30 minutes — tour d’horizon
Parfois, il suffit de 30 minutes pour comprendre les tenants et aboutissants des nouvelles technologies alimentaires et des tendances qui transforment l’industrie des aliments et des boissons. Dans cette série, nous avons préparé un tour d’horizon d’articles qui explorent des sujets clés en innovation alimentaire et vous dirigent vers du contenu et des ressources essentiels. Plongez-y et maîtrisez ces sujets en 30 minutes — ou moins! Rançongiciels Répondre aux défis de main-d’œuvre Cobots La robotique dans l’industrie des aliments et des boissons Programmes postsecondaires en alimentation et boissons au Canada Recherche postsecondaire en alimentation Apprentissage automatiques Réglementation des aliments cellulaires Cuisines fantômes Applications alimentaires L’alimentation comme médecine Aliments carboneutres L’écosystème alimentaire de la Colombie-Britannique L’écosystème alimentaire des Prairies L’écosystème alimentaire de l’Ontario L’écosystème alimentaire du Québec L’écosystème alimentaire de l’Atlantique Commercialisation des aliments cellulaires Rareté et insécurité alimentaires Le marché des aliments à base de plantes Associations du secteur des aliments et des boissons au Canada Infolettres YODL Innovations en emballage Fermentation de précision
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Autres articles
Découvrez YODL
Découvrez YODL, une nouvelle plateforme interactive en ligne emballante conçue pour aider les professionnels canadiens de l’alimentation et des boissons, de tous les secteurs de l’industrie, à établir des liens, à apprendre et à faire croître leur entreprise. Nous avons créé YODL pour offrir aux entrepreneurs un espace où découvrir des technologies et des solutions de pointe, rencontrer de nouveaux partenaires d’affaires dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement canadienne et accéder à des occasions de financement gouvernemental. Sur YODL, vous trouverez : Du contenu unique publié chaque jour Un accès aux défis d’innovation du RCIA et à des événements réservés aux membres Un accès à du mentorat direct offert par les cinq directeurs régionaux de l’innovation du RCIA Des occasions de réseauter et de collaborer avec d’autres professionnels de l’alimentation et des boissons de partout au Canada De l’information sur les membres, le personnel et le conseil d’administration du RCIA Des ressources d’affaires, y compris des recherches originales et de l’information sur les meilleures pratiques d’affaires, les tendances de consommation, la R-D, la formation et bien plus encore
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Q et R pour La robotique en action
La robotique en action – Voir, c’est croire a suscité de nombreuses questions de la part des membres du RCIA, qui souhaitaient en savoir plus sur les entreprises innovantes présentées pendant l’événement. Afin d’y répondre, nous avons fait appel aux fondateurs et aux dirigeants de ces entreprises pour obtenir leurs réponses aux questions les plus pressantes. Stefan Glibetic, ingénieur principal et chef de la technologie, Mycionics Inc. Q: Les robots et la numérisation ont-ils des effets sur la transformation des champignons? A: Comme les champignons sont très fragiles, l’un des plus grands défis de l’industrie de la récolte des champignons consiste à les cueillir sans les abîmer. Notre système a été conçu dès le départ en tenant compte de cette réalité. C’est pourquoi nous avons développé une technologie de préhension souple personnalisée, plutôt que d’utiliser les effecteurs terminaux couramment offerts sur le marché. Notre système peut cueillir et traiter les champignons avec des taux de dommages comparables à ceux de cueilleurs humains qualifiés. De plus, notre technologie de numérisation est très faible en énergie, sécuritaire et n’a aucun effet sur les champignons. Q: Comment cette technologie peut-elle être commercialisée dans d’autres environnements de cueillette de fruits et de légumes? A: Nos systèmes sont très modulaires et structurés de façon à pouvoir être facilement appliqués à d’autres cultures et industries, particulièrement celles qui comportent des contraintes d’espace importantes. Pour l’instant, nous concentrons nos efforts sur les champignons, mais la même technologie et les mêmes principes pourront être appliqués à de nouvelles utilisations à l’avenir. Q: Les robots utilisés actuellement pour les champignons font-ils appel à l’IA? A: Oui. Notre système de vision industrielle applique une combinaison d’algorithmes, y compris l’IA, pour traiter les données visuelles afin de déterminer les caractéristiques des champignons et la meilleure façon de les cueillir efficacement, sans les abîmer. Nous recueillons également des données sur le microclimat ambiant, comme la température, l’humidité et le CO2, ce qui aide les producteurs à visualiser leur environnement de culture et à faire pousser des champignons de meilleure qualité. Q: Avec une livraison plus constante de champignons, verra-t-on plus de produits umami sur les tablettes? A: Même si ce n’est pas un objectif actuel pour nous, nous espérons que l’utilisation de notre technologie contribuera à améliorer la qualité des champignons au fil du temps, puisque les producteurs pourront consacrer davantage d’efforts à la culture plutôt qu’à la logistique de la récolte. Kristian Tazbazian, cofondateur et chef de l’exploitation Gastronomous Technologies Q: Quelles parties des robots de Gastronomous utilisent l’IA? A: Dans l’automatisation alimentaire, le volet IA se trouve dans les logiciels et dans la façon dont les données sont analysées afin d’améliorer l’efficacité opérationnelle et l’efficacité pour les utilisateurs. Nipun Sharma, chef de la direction, SJW Robotics Q: Comment surveillez-vous les niveaux de stocks et les réapprovisionnements? A: Le système offre une traçabilité complète et enregistre les données sur les produits au moment du remplissage au moyen d’un balayage de code-barres. Grâce aux contrôles de température, aux capteurs de distribution du volume et du poids, ainsi qu’aux données liées aux recettes, nous pouvons mesurer avec précision les niveaux de stocks et la durée de conservation afin de déclencher les réapprovisionnements au bon moment. Q: Comment la qualité nutritionnelle est-elle maintenue dans ces systèmes? A: La qualité nutritionnelle sera déterminée par le choix des ingrédients d’entrée, et nos contrôles de température mesureront la durée de conservation propre à ces ingrédients. Q: Comment gardez-vous la machine propre? A: La machine est dotée d’un mécanisme d’autonettoyage programmé qui utilise de l’eau chaude à haute pression et de la vapeur. De plus, la certification de notre équipement est conforme aux normes les plus élevées en matière de salubrité alimentaire. Q: Dans quelle mesure cette technologie est-elle adaptable? Peut-on remplacer le wok par une application froide? A: Oui. Le wok est le module remplaçable et peut être remplacé par un gril, une friteuse ou un four à convoyeur pour toutes les options d’aliments chauds. La zone chaude peut aussi être contournée pour tous les bols froids, comme les salades et les yogourts. La version actuelle peut préparer toutes les variantes de féculents, y compris les nouilles, les pâtes et le riz. Tharwat Fouad, fondateur et président, Anubis 3D Q: Anubis peut-elle imprimer des EOAT approuvés par la FDA pour le contact direct avec les aliments? A: Oui. Le nylon 12 (PA2200) que nous utilisons pour fabriquer la plupart de nos EOAT est approuvé par la FDA pour le contact alimentaire. Lorsque nous fabriquons des outils destinés au contact alimentaire, nous ne les colorons pas; nous les conservons dans leur couleur blanche d’origine. Nous ajoutons également un procédé de finition appelé finition par vapeur, qui ferme les porosités et rend l’outil facile à nettoyer.
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Le RCIA annonce un appel de propositions du Défi d’innovation alimentaire axé sur la numérisation de la chaîne d’approvisionnement
Les 36 derniers mois ont mis en évidence d’importantes faiblesses dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, nationales, provinciales et régionales. La COVID‑19 a entraîné des restrictions de déplacement pour les travailleurs, des changements dans la demande des consommateurs, la fermeture d’installations de production alimentaire, des politiques commerciales restrictives en matière d’aliments et des pressions financières dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire. La guerre de la Russie contre l’Ukraine a exposé les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement mondiales et a poussé des pays partout dans le monde à acheminer des quantités supplémentaires de céréales, de maïs et d’engrais vers les marchés mondiaux afin de compenser la perturbation de plus du quart du commerce mondial des céréales. La réouverture des restaurants après les fermetures liées à la COVID‑19 a également entraîné d’importantes répercussions sur la chaîne d’approvisionnement, notamment une hausse des coûts alimentaires et des pénuries d’ingrédients clés, comme le poulet et le maïs. Les lignes d’approvisionnement sont engorgées, ce qui a créé des poches de rareté et des coûts additionnels qui sont éventuellement refilés aux consommateurs. Un récent sondage de la National Restaurant Association a révélé que 95 % des restaurants aux États‑Unis avaient connu d’importants retards ou pénuries d’approvisionnement au cours des derniers mois, ce qui est préoccupant. La montée des ventes omnicanales a également poussé les capacités d’exécution des commandes à leur limite à tous les points de la chaîne d’approvisionnement. Des décalages entre les canaux sont apparus lorsque les habitudes d’achat des consommateurs sont passées des restaurants aux repas à domicile. En réponse à ces défis, le RCIA lance son appel du printemps 2022 du Défi d’innovation alimentaire, sous le thème des solutions de numérisation et de transformation numérique qui créent des chaînes d’approvisionnement alimentaire plus sûres, plus sécuritaires et plus agiles. La numérisation et la transformation numérique de la chaîne d’approvisionnement renforcent la résilience du secteur alimentaire grâce à de nouveaux outils permettant de répondre à la volatilité croissante des exigences des clients et de la disponibilité de l’approvisionnement, tout en répondant aux attentes en matière d’amélioration globale de l’efficacité et aux besoins liés à la salubrité alimentaire. Grâce aux solutions de chaîne d’approvisionnement 4.0, les entreprises canadiennes peuvent acheminer leurs produits plus rapidement, avec plus de souplesse, de granularité et de précision, et ultimement avec un risque réduit de perturbations. Priorités clés du programme : En réponse à ces défis et aux possibilités offertes par les technologies de chaîne d’approvisionnement 4.0, cet appel dirigé par le RCIA est consacré à la recherche, au développement et à la démonstration de solutions numériques et transformées numériquement pour la chaîne d’approvisionnement alimentaire du Canada. Les priorités clés du programme comprennent : La saisie et la gestion des données L’analyse prédictive et la planification de la demande L’automatisation du flux physique des marchandises La gestion numérique des commandes L’amélioration de l’utilisation de la capacité dans la transformation alimentaire La salubrité alimentaire et la traçabilité tout au long de la chaîne d’approvisionnement Tous les projets doivent : Cibler la chaîne d’approvisionnement alimentaire, de la ferme à l’assiette du consommateur Mener à des solutions interentreprises Offrir des solutions accessibles aux petites et moyennes entreprises Tous les demandeurs doivent être membres du RCIA et soumettre leur demande en ligne à l’adresse suivante : https://cfin-rcia.smartsimple.ca/ Échéancier de l’appel : Ouverture des demandes de lettre d’intention – 1er juin 2022 Séance d’information – 7 juin, de 12 h à 13 h HE Date limite de dépôt des lettres d’intention : 8 juillet 2022 Date limite de dépôt des propositions complètes : 16 septembre 2022 Début des projets : 1er novembre 2022 Fin des projets – au plus tard le 31 mars 2025 De plus amples renseignements sur le programme sont disponibles ici.
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Robotique en action – cinq points clés à retenir
L’industrie alimentaire canadienne fait actuellement face à de nombreux défis, des pénuries de main-d’œuvre et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement à la hausse des coûts des intrants et à l’évolution des attentes des consommateurs. Bon nombre de ces défis sont communs aux secteurs de la fabrication, de l’épicerie et des services alimentaires, et peuvent être relevés en automatisant les processus afin de les rendre plus rapides, plus sécuritaires et plus fiables. Même si le virage vers l’automatisation a été plus lent dans l’industrie alimentaire que dans d’autres secteurs, l’utilisation de l’automatisation, de la robotique et de l’analytique des données a le potentiel de transformer l’industrie canadienne des aliments et des boissons. En investissant dans la technologie, l’industrie pourrait devenir plus agile, traçable et transparente, tout en augmentant sa capacité et en veillant à ce que notre chaîne d’approvisionnement alimentaire demeure solide, durable et concurrentielle sur le marché mondial. Le 12 mai 2022, le Réseau canadien d’innovation alimentaire (RCIA) a présenté son deuxième événement réservé aux membres, Robotique en action : voir, c’est croire . Cet événement virtuel était commandité par Financement agricole Canada et animé par Jim Beretta, président de Customer Attraction, une firme-conseil en marketing axée sur la robotique, l’automatisation et les applications. Beretta s’est entretenu avec plusieurs entrepreneurs canadiens dont les entreprises mènent le changement technologique dans l’industrie alimentaire, et a présenté des solutions d’automatisation de pointe à Western University, Mycionics, Ghost Kitchen Brands et 168 Sushi , ainsi que des systèmes robotisés de SJW Robotics , Anubis 3D , Gastronomous Technologies , JMP Solutions , Armo Tool et Tiny Mile Robotics . Voici les cinq principaux points clés à retenir de la séance : 1. L’automatisation et les robots ne réduisent pas les emplois Les robots et les systèmes automatisés sont conçus pour effectuer les tâches dangereuses, salissantes ou répétitives, et constituent une solution aux pénuries de main-d’œuvre actuelles dans l’industrie. Pendant que les robots exécutent des tâches comme la cueillette et l’emballage, les employés peuvent se consacrer à des fonctions plus spécialisées et à plus forte valeur ajoutée. Les systèmes robotiques collaboratifs sont conçus avec des mesures de protection supplémentaires afin de travailler côte à côte avec leurs homologues humains. 2. L’automatisation devient plus efficace et moins coûteuse Au cours de la dernière décennie, les coûts de mise en œuvre de systèmes automatisés ou robotisés ont diminué, tandis que leur performance et leur constance se sont considérablement accrues. De nombreuses avancées ont également été réalisées dans les technologies de préhension, ce qui permet de résoudre d’anciens défis de la robotique, comme la distinction entre des produits ou des boîtes de tailles et de formes différentes. 3. Les systèmes robotisés peuvent être intégrés aux activités existantes Les systèmes d’automatisation et la robotique sont maintenant plus faciles à intégrer aux activités alimentaires, et sont souvent conçus de manière à permettre aux entreprises d’ajouter une technologie à la fois afin d’assurer la réussite de l’intégration et le confort des travailleurs. En collaborant avec des entreprises technologiques, les entreprises alimentaires peuvent intégrer des composants prêts à l’emploi ou créer un système unique, conçu sur mesure, comprenant différentes technologies adaptées à leurs besoins. 4. L’automatisation peut réduire les coûts énergétiques et les coûts des intrants, tout en améliorant la salubrité alimentaire et la capacité Les technologies qui fournissent aux producteurs alimentaires une analytique des données en temps réel leur permettent d’optimiser l’utilisation de l’énergie et des matières premières, de réduire le gaspillage alimentaire et énergétique, et d’atteindre des capacités de production plus élevées. L’analytique des données peut aussi servir à prévoir la maintenance préventive des systèmes et à éviter les baisses de débit. De nombreuses entreprises s’appuient sur des solutions robotiques axées sur la conformité sanitaire pour assembler de façon sécuritaire et fiable des aliments comme des protéines et des repas prêts à manger non cuits destinés au commerce de détail ou au secteur de la santé, où la manipulation sécuritaire des aliments est essentielle. 5. Les offres automatisées en services alimentaires vont bien au-delà des distributrices Des kiosques de service rapide offrant un vaste éventail de choix d’aliments chauds et froids, comme des salades, des pizzas et des nouilles cuites, apparaissent sur les campus, dans les centres commerciaux et dans d’autres espaces publics. Bien au-delà des distributrices automatiques, ces kiosques proposent des repas préparés sur commande, devant les clients, en quelques minutes seulement, avec une variété d’options de personnalisation et de paiement. Grâce à leur faible empreinte carbone et à leurs besoins minimaux en main-d’œuvre, ces kiosques pourraient éventuellement remplacer des unités de restauration rapide dans certains emplacements. Si vous avez une solution numérique pour rendre les chaînes d’approvisionnement plus sécuritaires et plus agiles, présentez une demande à notre Défi d’innovation alimentaire . Les demandes doivent être soumises d’ici le 7 juillet.
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The Tablesetter : 20 juin 2022
Bon lundi aux membres du RCIA! Chaque lundi, nous vous donnerons un aperçu de ce qui sera publié sur YODL cette semaine et de ce qui se passe dans le monde alimentaire. Le menu de YODL Lundi : The Tablesetter Mardi : Points clés du deuxième événement virtuel réservé aux membres du RCIA, Robotics in Action: Seeing is Believing Mercredi : L’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage automatique transforment l’industrie alimentaire Jeudi : Le plus récent Défi d’innovation alimentaire du RCIA, qui vise à créer des chaînes d’approvisionnement alimentaire plus sûres et plus sécuritaires Vendredi : Tour d’horizon hebdomadaire de l’actualité Dans le monde alimentaire PIC, NPC, Protein Highway et Humane Society International Canada ont publié Game Changers: Canadian Opportunities In Alternative Protein, un rapport qui explique comment le Canada transforme les défis de l’industrie des protéines de remplacement en occasions de croissance concurrentielle. Les lauréats du Golden Pencil Award ont été annoncés. Collision aura lieu du 20 juin 2022 à 9 h (HE) au 23 juin 2022 à 17 h (HE). Une occasion de célébrer Le 24 juin marque la septième Journée nationale annuelle des camions de cuisine de rue, qui célèbre les plus de 35 000 entrepreneurs qui possèdent et exploitent des camions de cuisine de rue au Canada et aux États-Unis. La valeur de l’industrie des camions de cuisine de rue était estimée à 1,16 milliard de dollars en 2021, et elle a connu une croissance moyenne de 12,1 % depuis 2016. Les consommateurs âgés de 25 à 44 ans représentent 43 % des dépenses liées aux camions de cuisine de rue, tandis que les personnes âgées de 18 à 34 ans sont plus susceptibles de les fréquenter. Faits alimentaires Selon Zippia Research, les articles de menu les plus rentables à servir dans un camion de cuisine de rue sont : Hamburgers Cuisine de rue indienne Pizza cuite sur pierre Frites garnies Sandwich au fromage grillé Falafel Macaroni au fromage