L’innovation et les solutions numériques préparent l’avenir de l’industrie canadienne des aliments et boissons
liments et boissons Note de la rédaction : cet article a été publié à l’origine le 1er mai 2023 En tant que deuxième plus important secteur manufacturier au Canada, l’industrie des aliments et boissons contribue de façon importante au PIB, au marché du travail et aux exportations du pays. L’industrie alimentaire canadienne comprend un large éventail de secteurs et d’emplois dynamiques, de la production agroalimentaire à la transformation des aliments et boissons, en passant par l’épicerie, le commerce de détail et la restauration, ainsi que des secteurs connexes comme le transport, la fabrication d’équipement, la biotechnologie et les logiciels. Comme dans de nombreux secteurs de l’économie canadienne, plus des deux tiers des entreprises de l’industrie alimentaire sont des PME. Avec des obstacles à l’entrée relativement faibles et un potentiel de croissance illimité, l’industrie alimentaire offre d’importantes possibilités d’entrepreneuriat et constitue un moteur important d’innovation et de prospérité au Canada. Toutefois, pour continuer de croître et demeurer concurrentielle à l’échelle internationale, l’industrie doit devenir plus efficace et plus durable, en mettant l’accent sur des processus intelligents et le développement de produits. Investir dans l’automatisation, la numérisation, les pratiques de l’Industrie 4.0 et l’adoption des technologies de l’information permettrait d’accroître la capacité de production des entreprises alimentaires, tout en optimisant les entreprises en démarrage et en mise à l’échelle, et en créant des emplois spécialisés et bien rémunérés dans l’ensemble du secteur manufacturier canadien. Cela contribuerait aussi à bâtir des chaînes d’approvisionnement plus solides, plus agiles et plus traçables, capables de répondre rapidement à l’évolution des demandes des consommateurs ou aux préoccupations liées à la salubrité. Ce type de changements a été adopté beaucoup plus lentement dans l’industrie alimentaire, mais il a le potentiel d’être tout aussi transformateur. La numérisation peut renforcer nos chaînes d’approvisionnement alimentaire et les rendre plus résilientes face aux défis actuels et futurs. Les solutions de chaîne d’approvisionnement 4.0 appliquées aux entreprises alimentaires comprennent la numérisation et l’automatisation d’éléments clés des opérations, ainsi que l’utilisation de l’Internet des objets (IdO), de l’Internet industriel des objets (IIoT), de l’intelligence artificielle (IA), de l’apprentissage automatique, de la robotique, de la chaîne de blocs et de l’analyse de données dans la gestion de la chaîne d’approvisionnement afin d’améliorer l’efficacité, la traçabilité, la performance et la satisfaction de la clientèle. Les dernières années ont révélé à quel point la chaîne d’approvisionnement alimentaire canadienne est vulnérable aux perturbations, et le défi que cela représente pour nos entreprises alimentaires. Grâce à de nouveaux outils permettant de composer avec la volatilité croissante des exigences des clients et de la disponibilité de l’approvisionnement, tout en répondant aux attentes générales d’amélioration de l’efficacité et aux besoins en matière de salubrité alimentaire, les entreprises alimentaires canadiennes seront mieux placées pour acheminer les produits plus rapidement, avec plus de flexibilité, de précision, de granularité et, ultimement, avec un risque moindre de perturbations. Après plusieurs années marquées par des perturbations de la chaîne d’approvisionnement, les entreprises alimentaires commencent maintenant à investir dans des solutions de chaîne d’approvisionnement 4.0. Au cours des prochaines années, attendez-vous à voir des technologies qui fournissent aux exploitants des analyses de données en temps réel pour les aider à gérer la chaîne d’approvisionnement et les stocks, leur permettant ainsi d’optimiser l’utilisation des matières premières et de l’énergie, de réduire le gaspillage et d’atteindre de meilleures marges. D’autres défis transforment le paysage alimentaire, notamment les pénuries de main-d’œuvre, les changements climatiques, la hausse des coûts des matières premières et l’évolution rapide des attentes des consommateurs en matière de salubrité alimentaire, de transparence et de livraison. Bon nombre de ces défis peuvent être relevés en numérisant et en automatisant les processus. Les entreprises alimentaires investissent déjà progressivement dans certains éléments de l’Industrie 4.0 afin de créer des activités plus transparentes, agiles et concurrentielles. À l’avenir, attendez-vous à voir l’automatisation intégrée à la fabrication alimentaire et à la restauration dans les secteurs où les tâches sont répétitives ou lorsque la constance et la salubrité alimentaire sont essentielles, comme dans les établissements de santé. Parallèlement, les technologies IdO et IIoT intégrant l’IA et l’apprentissage automatique, y compris les robots, commenceront à apparaître dans les installations et les cuisines de restauration. Au cours de la prochaine décennie, les coûts de mise en œuvre des systèmes automatisés et de la robotique continueront de diminuer, tandis que leur performance et leur constance augmenteront. Ces systèmes robotiques accompliront des tâches répétitives mais nécessaires, ou encore des tâches qui peuvent être dangereuses ou salissantes. Vous verrez aussi des systèmes robotiques collaboratifs conçus pour travailler côte à côte avec les travailleurs, qui pourront alors se consacrer à des tâches plus spécialisées. L’industrie alimentaire canadienne s’efforce également de devenir plus verte, de réduire le gaspillage alimentaire et les déchets plastiques, les emballages, la consommation d’énergie et les émissions de carbone, et de bâtir des chaînes d’approvisionnement plus durables, socialement et écologiquement responsables. Investir davantage dans la numérisation et l’automatisation contribuera à boucler cette économie circulaire, de l’emballage et de la production jusqu’à l’élimination des déchets, tout en réduisant les coûts et les inefficacités à chaque étape du processus. Des technologies comme la vision artificielle, les données, la robotique et l’automatisation transforment tous les aspects de l’industrie alimentaire. Il y a tant d’entrepreneurs au Canada qui ont d’excellentes idées pour améliorer le secteur alimentaire, mais nous savons aussi qu’ils ont souvent de la difficulté à trouver les partenaires, les ressources et les fonds dont ils ont besoin pour commercialiser ces idées. En 2023, le RCIA continuera d’aider à concrétiser ces idées grâce à des défis d’innovation, à du financement et à des occasions de mentorat. Surveillez YODL pour d’autres annonces au cours des prochaines semaines. Cet article a été publié à l’origine dans le numéro de décembre 2022 de FoodBev sous le titre « Leçons tirées du Canada ».
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